La faim comme moteur premier des transferts culturels

Résumé : La faim est sans doute le plus puissant des moteurs migratoires dont l'impact culturel n'en finit pas de résonner dans les littératures modernes, post-modernes et contemporaines. Je me déplace parce que j'ai faim. L'aiguillon âpre et douloureux de la faim propulse, agit, meut les humains tout autant que le reste des vivants. Cette mise en mouvement a une incroyable percussion sur les systèmes de croyance, les valeurs, les idéaux, les modes de pensée, les pratiques sociales et culturelles des peuples rassasiés. Le rejet des "hordes d'affamés" modifie à jamais la perception des "peuples d'accueil", leur culture est modifiée en substance et en essence. Ainsi, la part contributive de la faim sur l'établissement de nouvelles normes, de nouvelles règles ou lois, sur les représentations sociales et sur leur sublimation dans l'esthétique apparaît prépondérante dans l'approche du migrant comme acteur de transfert culturel.
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Contributeur : Jerome Lucereau <>
Soumis le : lundi 19 décembre 2016 - 21:04:25
Dernière modification le : mercredi 22 mars 2017 - 12:04:50

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  • HAL Id : hal-01419777, version 1

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Jerome Lucereau. La faim comme moteur premier des transferts culturels. Cahiers de la Nouvelle Europe, Harmattan Editions, 2016, Sociétés plurielles contemporaines : crises et transferts culturels - regards sur l'espace euro-méditerranéen, 22 (22/2016), pp.165. ⟨hal-01419777⟩

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