Un défi écologique pour la protection de la diversité linguistique et culturelle : le cas du FLE au Japon

Résumé : L’idéologie socio-économique développementaliste ne touche pas uniquement le système terrestre, mais aussi l’écologie linguistique et culturelle. Plus un pays ou une région devient économiquement important, plus il y a de personnes attirées par cette zone et incitées à donner la primauté à la langue et à la culture qui y sont prédominantes. Au Japon comme dans d’autres pays, ce sont l’anglais et la culture américaine qui sont valorisés en tant qu’objets à s’approprier dans l’enseignement supérieur et ce, tout particulièrement depuis la mise en place de la Taikôka en 1991. Considéré, de même que l’anglais et l’allemand, comme « outil » indispensable pour accéder à la civilisation occidentale au début de l’ère Meiji, le français a modifié son image à l’issue de l’élargissement de l’accès aux universités dans les années 1960. Il renvoie plus directement à la culture française ou francophone, élément constituant de nos jours un des motifs importants des apprenants de français à l’université. D’où la dichotomie entre l’anglais et les autres langues étrangères, y compris le français, dans l’enseignement des langues à l’université. Pour affronter cet état critique, le Japon devrait sortir de son isolement pour s’allier avec des régions ou des pays non francophones.
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Contributeur : Fumiya Ishikawa <>
Soumis le : mercredi 25 juillet 2018 - 01:15:58
Dernière modification le : vendredi 14 juin 2019 - 01:21:48

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Fumiya Ishikawa. Un défi écologique pour la protection de la diversité linguistique et culturelle : le cas du FLE au Japon. Revue japonaise de didactique du français, 2018, pp.301/1-301/10. ⟨http://sjdf.org/⟩. ⟨hal-01848631⟩

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