Sunki mylinčiųjų vienybė : Ganimas ir Kut al Kulubė

Résumé : Le conte dont il sera question dans cet article est l’un des plus connus des Mille et une Nuits. L’analyse à laquelle nous allons procéder et qui se focalisera sur le parcours amoureux des deux acteurs principaux, a trois objectifs. Il s’agit, d’une part, de montrer que le conte qui emploie neuf lexèmes pour désigner le sentiment amoureux, parmi les vingt-deux dont dispose la langue arabe pour désigner ce sentiment, respecte dans son choix les divers degrés d’intensité exprimés par chacun de ces lexèmes. Pour cette analyse d’ordre sémantique nous renvoyons, par ailleurs, à notre article intitulé « Lexicalisation de l’amour et appréciations contradictoires de la passion amoureuse dans la langue et la culture arabes » dont la traduction lithuanienne a paru dans « Metai » 2014, 8-9 et dont la version française est sous presse. Il s’agit, d’autre part, de procéder à une double comparaison, en démontrant la similitude entre le parcours de Ghânim et celui du Job de l’Ancien Testament et entre le parcours de Ghânim et le devenir des célèbres amants poètes de la tribu préislamique des ‘Udhrites, réputés pour s’être laissés mourir d’amour, lorsque leur bien-aimée, mariée à quelqu’un d’autre, leur était devenue inaccessible et dont l’un des plus connus est le Madjnûn Laylâ (le Fou de Laylâ). En effet, le texte du conte invite le lecteur, dès les premières lignes, à procéder à ces deux analy-ses comparatives dans la mesure où le nom complet de Ghânim - tout comme celui de sa bien-aimée et celui de sa soeur - est visiblement d’ordre programmatique, puisqu’il s’appelle Ghâ-nim, fils de Job, esclave d’amour devenu fou. Il s’agit, enfin, d’analyser sémiotiquement le parcours de Ghânim et de Qût al-Qulûb. Nous aurons ainsi recours aux modalités pour montrer lesquelles d’entre elles interviennent lors des épreuves auxquelles les acteurs se trouvent soumis aux diverses étapes de leur programme narratif. Nous présenterons également les schémas actantiels qui se dégagent, tant lors des épreuves qualifiantes, où les deux amants sont déchirés entre deux destinateurs contraires, que lors de l’épreuve principale qui conduit pour finir à l’union des deux amants.
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Semiotika, A. J. Greimo centro studijų sąsiuvinis, 2015, 11, pp.38-59. 〈http://www.semiotika.lt/zurnalas-semiotika/wp-content/uploads/2015/Semiotika_11.38-59.pdf〉
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Soumis le : jeudi 27 avril 2017 - 16:38:31
Dernière modification le : samedi 6 mai 2017 - 01:11:30
Document(s) archivé(s) le : vendredi 28 juillet 2017 - 12:31:20

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Heidi Toelle. Sunki mylinčiųjų vienybė : Ganimas ir Kut al Kulubė. Semiotika, A. J. Greimo centro studijų sąsiuvinis, 2015, 11, pp.38-59. 〈http://www.semiotika.lt/zurnalas-semiotika/wp-content/uploads/2015/Semiotika_11.38-59.pdf〉. 〈hal-01496680〉

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