Traduire, pour ne pas avoir à commencer ?

Résumé : La traduction, par sa dimension métalinguistique inhérente à l’écriture même, peut sans aucun doute nous apprendre quelque chose de la création langagière, du bref moment où naît l’expression du sens. En tout cas, dans l’action et le processus habituel du traduire, entre le texte originaire (TO) – dont l’auteur est le plus souvent absent – et le résultat que représente un « possible » texte de destination (TD), au statut presque anonyme, entre TO et TD, le lieu de cette création, à savoir le sujet traduisant, est rarement pris en compte. Naguère encore, il était plutôt bienséant pour lui de s’effacer, jusqu’à disparaître derrière son « art » plus ou moins mystérieux, lequel devait d’ailleurs rester caché, selon l’adage de l’Ars celandi (Ovide : « Si latet, ars prodest »). À moins que la traduction elle-même ne fût considérée en soi comme ancillaire, ou de service, ce qui supprimait simplement le problème. Le traducteur ne signait pas.
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Contributeur : Corinne Manchio <>
Soumis le : mardi 31 janvier 2017 - 14:53:24
Dernière modification le : vendredi 24 mars 2017 - 09:43:56

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Jean-Charles Vegliante. Traduire, pour ne pas avoir à commencer ?. Traduire-écrire : Cultures, poétiques, anthropologie, ENS Éditions, 2014, 9782847887297. ⟨10.4000/books.enseditions.4115⟩. ⟨http://books.openedition.org/enseditions/4115⟩. ⟨hal-01450937⟩

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