Traduire, pour ne pas avoir à commencer ? - Archive ouverte HAL Accéder directement au contenu
Chapitre D'ouvrage Année : 2014

Traduire, pour ne pas avoir à commencer ?

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Résumé

La traduction, par sa dimension métalinguistique inhérente à l’écriture même, peut sans aucun doute nous apprendre quelque chose de la création langagière, du bref moment où naît l’expression du sens. En tout cas, dans l’action et le processus habituel du traduire, entre le texte originaire (TO) – dont l’auteur est le plus souvent absent – et le résultat que représente un « possible » texte de destination (TD), au statut presque anonyme, entre TO et TD, le lieu de cette création, à savoir le sujet traduisant, est rarement pris en compte. Naguère encore, il était plutôt bienséant pour lui de s’effacer, jusqu’à disparaître derrière son « art » plus ou moins mystérieux, lequel devait d’ailleurs rester caché, selon l’adage de l’Ars celandi (Ovide : « Si latet, ars prodest »). À moins que la traduction elle-même ne fût considérée en soi comme ancillaire, ou de service, ce qui supprimait simplement le problème. Le traducteur ne signait pas.
Fichier non déposé

Dates et versions

hal-01450937 , version 1 (31-01-2017)

Identifiants

Citer

Jean-Charles Vegliante. Traduire, pour ne pas avoir à commencer ?. Traduire-écrire : Cultures, poétiques, anthropologie, ENS Éditions, 2014, 9782847887297. ⟨10.4000/books.enseditions.4115⟩. ⟨hal-01450937⟩

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