« Acrostiches et anagrammes du nom d’auteur à la Renaissance. Évolution et significations »

Résumé : Les poèmes acrostiches de Destrées ou Castel appartiennent à une poétique de la virtuosité onomastique qui n'en singularise pas un usage spécifique. Gringore ou Bouchet, à l'aube de l'imprimerie, mettent au contraire l'acrostiche au service de la mise en valeur de leur nom d'auteur et marquent par lui la clôture de leurs ouvrages (des Regnars traversant aux Abus du Monde ou aux Folles entreprises). Ces poèmes clausules ou signatures ont aussi une fonction d'adresse au lecteur, s'y nouent et s'y définissent l'enjeu du texte et sa destination, humaine et/ou divine. Les anagrammes ou équivoques de noms d'auteur à partir de Marot mais encore plus avec les poètes de la Pléiade visent davantage à situer le texte, à son seuil ou en son sein, dans une filiation littéraire, de Maro/ Marot à Terpandre/ Ronsard, pour mieux en assurer non l'identité mais la pérennité. Ces variations sont caractéristiques de l'évolution du rapport du poète à son oeuvre, à l'âge de l'imprimerie.
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Contributeur : Nathalie Dauvois <>
Soumis le : vendredi 20 janvier 2017 - 15:02:21
Dernière modification le : jeudi 23 mars 2017 - 10:05:31

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Nathalie Dauvois. « Acrostiches et anagrammes du nom d’auteur à la Renaissance. Évolution et significations ». Tania Van Hemelryck et Maria Colombo Timelli. Quand l’ung amy pour l’autre veille, Mélanges de moyen français offerts à Claude Thiry, 5, ⟨Brepols⟩, pp.91-100, 2008, Texte, Codex et Contexte, 978-2-503-52283-8. ⟨hal-01442240⟩

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