Lire ou ne pas (pouvoir) lire: marque satanique, appareil judiciaire et ambiguïtés herméneutiques chez Kafka

Résumé : L’article analyse dans une perspective historique et comparative La colonie pénitentiaire comme le point d’aboutissement d’un vaste héritage doctrinal, spéculatif, imaginaire. Kafka retravaille dans une constellation inédite, radicalement moderne et atroce, la dialectique profondeur/surface, transparence/opacité, transformant la texture démoniaque en piège interprétatif. Il met en scène le paradoxe d’une marque satanique sur le corps, à la fois indubitable et cachée, d’une peau qui donne à voir tout en masquant, où il s’agit de compenser la dénudation radicale par l’exhibition d’un scriptible. Dans ce système sémiotique qui installe, naturalisé et sécularisé, l’idée d’une grammaire des signes sataniques, c’est pourtant l’ambiguïté herméneutique, les brouillages et l’ironie qui prévalent. L’analyse montre que le processus a expressément à voir avec le judiciaire et l’écriture, le fantasme de la signature corporelle, d’une peau comme texte rendant visible/lisible le caché
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Contributeur : Anne Isabelle François <>
Soumis le : mercredi 4 janvier 2017 - 15:33:23
Dernière modification le : lundi 24 avril 2017 - 17:07:13

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Anne Isabelle François. Lire ou ne pas (pouvoir) lire: marque satanique, appareil judiciaire et ambiguïtés herméneutiques chez Kafka. Cahiers d'études germaniques, Université de Provence-Aix-Marseille, 2012, Diables et spectres: croyances et jeux littéraires 2, 63, pp.441-453. ⟨hal-01426476⟩

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