Andrea Segre entre éthique, esthétique et politique

Abstract : De ses premiers documentaires à la fin du XXe siècle jusqu’à ses fictions les plus récentes, Io sono Lì (2011) et La prima neve (2013), le cinéma d’Andrea Segre enregistre les tensions du réel et procède à une sorte d’« état des lieux » pour remonter aux sources des dysfonctionnements qui affectent le corps social, en particulier dans ses composantes les plus fragiles : tsiganes, ex-colonisés, migrants, travailleurs clandestins, classes populaires déportées aux marges de la cité. Il leur donne une visibilité et rend audibles leurs voix. Nous y voyons une expérience politique intéressante, dans laquelle prend corps l’utopie d’un cinéma démocratique tel que l’avait rêvé Zavattini dans les années Soixante, même si on peut s’interroger sur les limites épistémologiques de ce cinéma du témoignage et sur la liberté interprétative laissée au spectateur. La force politique du propos ne doit pas occulter non plus les dimensions esthétique et poétique d’une œuvre où se déploie un art du portrait assez remarquable.
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Contributeur : Brigitte Le Gouez <>
Soumis le : jeudi 1 décembre 2016 - 15:26:20
Dernière modification le : vendredi 24 mars 2017 - 09:44:02

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Brigitte Le Gouez. Andrea Segre entre éthique, esthétique et politique. Transalpina : études italiennes, Presses universitaires de Caen, 2016, Le cinéma italien d’aujourd’hui: entre film politique et film engagé, pp. 173-188. ⟨hal-01406784⟩

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